Venezuela Los Monjes

 

Pour aller des îles ABC (Aruba, Bonnaire et Curaçao) vers la Colombie il y a deux possibilités. Soit partir au large et d’une traite de trois ou 4 jours de mer atteindre la cité de Carthagène située par 10°24 nord et 75°32W, soit faire du cabotage dans un secteur pas toujours évident.

Los Monjes Vénézuéla.
Los Monjes Vénézuéla.

C’est la seconde solution que nous avons choisie, le voilier New Life et nous-mêmes.

New Life
New Life

Partis de Aruba le 24 octobre 2007 avec un bon vent portant, nous avons été accompagnés toute la journée par des orages tropicaux importants qui ne nous ont pas lâché une minute ou presque.

pa244492

Nous avons également pu mettre les lignes de pêche à l’eau, trois poissons nous ont amélioré fortement le menu, une bonite, un thon et une dorade coryphène. Nous avons pu donner du thon à New Life qui avait cassé sa ligne sur du gros.

MaiMai
MaïMaï
Thon
Thon
Thon.
Thon.

Sur la route de la Colombie un petit groupuscule d’îlots appelé « los Monjes » permet une halte pour la nuit en demandant l’autorisation aux gardes côtes Vénézuéliens qui occupent la partie la plus occidentale de leur pays.

Particularité de ce « mouillage », on doit s’accrocher à un cordage qui barre la petite baie et mouiller son ancre sur l’arrière ou l’avant selon que l’on choisisse de mouiller face au large ou cul au large.

Mouillage délicat.
Mouillage délicat.

Des pêcheurs en profitent pour se reposer comme nous, aux « Monjes » Petit détail qui gâche le séjour, un groupe électrogène qui fournit l’énergie au petit phare et aux besoins des 25 soldats des Gardes côtes, tourne 24h/24 et transforme le mouillage en usine bruyante.

Monjes, ouvert à l'Ouest.
Monjes, ouvert à l’Ouest.

Parfois le vent qui habituellement est de secteur Est passe à l’Ouest en fin de saison cyclonique, ce qui était le cas lors de notre passage. Le mouillage devient alors presque intenable, la mer entre librement dans l’abri qui n’en est plus un. De même nous avons bataillé 45 minutes en pleine nuit pour récupérer notre ancre arrière qui s’était prise dans un câble d’acier qui traînait dans les fonds de 19 mètres.

Colombie toute proche.
Colombie toute proche.

Le mouillage des Monjes 12°21N et 70°54W a ne faire qu’avec du vent d’est établi.

Douanes-garde côtes du Vénézuéla.
Douanes-garde côtes du Vénézuéla.

Les gardes côtes viennent à bord, on va les chercher à terre plus exactement, pour qu’ils effectuent u contrôle de sécurité dans une ambiance détendue avec une bière appréciée par les contrôleurs en uniforme.

Aruba

 

Petite navigation à la journée entre une crique de Curaçao, « Santa Krus » ou nous avons passé une nuit au mouillage et l’île de Aruba qui est située à une soixantaine de milles.

Santa krus
Santa krus

La mer était assez belle de trois quarts arrière avec quelques petites vagues bizarres qui avaient tendance à vouloir monter à bord, le tout avec une vingtaine de noeuds de vent.

Nous avons testé notre nouvelle configuration de voiles, génois et solent chacune sur un bord plus grand voile. Ça marche bien avec un seul tangon, le solent tient seul sous le vent.

amuitz voiles ciseaux.
amuitz voiles ciseaux.

Pas de pêche cette journée malgré deux lignes traînées tout le long, seul un poisson volant a fini par s’échouer à bord, nous l’avons trouvé lors de la préparation de la ligne de mouillage à Aruba.

New Life
New Life

New Life était là, et c’est Marvin qui a hérité de l’exocet qu’il compte disséquer à l’aide d’une pince « Brussel », appellation helvète toujours aussi intéressante pour notre pince à épiler…

Raffineries d'Aruba...
Raffineries d’Aruba…

dsc_7200

Aruba c’est deux choses, une grande raffinerie de pétrole avec son port de commerce et un immense hôtel (plusieurs même) avec leurs casinos et cohorte de touristes aisés.

dsc_7187

Nous allons y passer quelques jours le temps d’une bonne fenêtre météo pour la Colombie car le secteur est assez délicat.

Curaçao Pont ouvrant et marché flottant.

 

A Curaçao on trouve notamment deux choses presque uniques, un très grand pont ouvrant à volonté et un marché aux légumes flottant.

Le pont flottant en position normale, les piétons marchent dessus. Il relie deux quartiers de Willemstad.

p5281791-2

Des qu’un bateau arrive, le port de commerce et les divers chantiers sont à l’intérieur, par un simple appel de VHF le pont s’ouvre de part en part.

p6072045 p6072035 p6072021

A noter que des que le pont s’ouvre, un service de navette en bateau est mis en place immédiatement entre les deux rives du fleuve afin de ne pas retarder les piétons… service totalement gratuit, bien entendu !
p6072017

Le pont est de nouveau fermé aux bateaux.

Quai du marché flottant.
Quai du marché flottant.

A Curaçao rien ne pousse, très aride, le climat n’aide en rien. Cela dit on trouve de tout et même des produits frais, fruits et légumes venus directement du Vénézuéla en bateau.

Le marché flottant est en cours d’aménagement, les bateaux disposeront désormais (juin 2007) de véritables étals en dur. Le marché est apprécié par les locaux et les touristes de passage.

Quant au poisson, il est également livré et vendu par les vénézuéliens qui viennent de l’île de Margarita, (50 heures de route au moteur pour y aller)

Fruits et légumes du Vénézuéla.
Fruits et légumes du Vénézuéla.
Venus du Vénézuéla en bateau.
Venus du Vénézuéla en bateau.
Poisson de l'île Margarita.
Poisson de l’île Margarita.

 

Curaçao.

 

Au beau milieu des îles ABC, Curaçao est probablement l’île la plus « européenne » des Caraïbes.

carte-abc

Les gens parlent hollandais mais aussi leur papiamento, créole local aux ABC qui a la particularité d’être compris à 70% par ma personne…

Origines de la langue:
le papiamento trouve ses origines dans un grand nombre de langues, notamment :
– des langues romanes : espagnol, portugais, français
– des langues anglo-saxonnes et germaniques : anglais, néerlandais
– des dialectes africains
– de l’amérindien arawak (les Arawaks étaient les habitants des îles lorsque les Européens arrivèrent)

Source Papiamento : Wikipédia

Pont flottant et ouvrant pour laisser passer les navires.

curacao
curacao

Le trois mâts barque mexicain « Cuauhtemoc ».
PORT d’attache Acapulco
Lancement 1982
Moteur Diesel de 750 CV
Longueur de la coque 90,50 m
Matériau Acier
Voilure 2200 m²
Tirant d’eau 5,40 m

Propriétaire en 1999 Marine mexicaine

Équipage 28 officiers , 190 marins et 90 cadets

A Curaçao le trois mats école de la marine méxicaine le Cuauhtemoc
A Curaçao le trois mats école de la marine méxicaine le Cuauhtemoc
A Curaçao le trois mats école de la marine méxicaine le Cuauhtemoc

p5281787

Canons d’époque.

p5281785

Curaçao
Curaçao

Ville bien propre…

Douanes curaçao
Douanes curaçao

Le bureau des douanes pour effectuer les formalités, gratuites. Personnel agréable et serviable.

Raffinage du pétrole du Vénézuéla.
Raffinage du pétrole du Vénézuéla.

Zone de raffinage du pétrole vénézuélien.

Bonne bouffe ??
Bonne bouffe ??

Trop frimeurs…

Livreur d'eau.
Livreur d’eau.

Tortuga, Roques etc…

Amuitz en route.
Amuitz en route.

Après avoir passé plusieurs semaines ensemble entre le nord de l’arc Antillais et le Vénézuéla, le temps est venu de se séparer. « Lasai » devait rejoindre son lieu de stockage pour 5 ou 6 mois à Cumana, Beñat et Marie Claude rentrent en métropole.

L'équipage de Lasai.
L’équipage de Lasai.

Une dernière étape entre les îles de Margarita et de Cubagua, un dernier mouillage côte à côte, nous étions les seuls, et un dernier « apéritif-repas » à bord avant de lever l’ancre le lendemain matin, chacun vers une destination différente.

Cubagua, au fond l'île Margarita.
Cubagua, au fond l’île Margarita.

Amuitz a filé vers l’ouest vent arrière à bonne vitesse, avalant les 70 milles qui séparent Cubagua de l’île de la Tortuga. Quel plaisir de naviguer au portant sur une mer calme après des mois passés dans les petites Antilles entre canaux musclés, prises de ris et mer agitée.

L'eau plus chère que le gasoil...
L’eau plus chère que le gasoil…

L’eau est encore froide, pas plus de 25° à Cubagua et à peine 27° à la Tortuga, c’est que l’on s’était habitués aux 30° de Grenade…

Malgré les eaux « froides » la compétition amicale qui animé Lasai et Amuitz sur le plan de la pêche s’est poursuivie. Cette fois-ci nous avons remporté la journée avec un Barracuda d’environ 6 kg capturé à 20h précises heure française dimanche 6 mai, au moment même ou les résultats des élections présidentielles tombaient à la télé, bien loin de nous. « Un Barracuda… Sarko doit être élu » c’est ce que l’on s’est dit…

Un Sarkokuda ?
Un Sarkokuda ?

Deux heures après, simultanément deux lignes ont claqué avec chacune une superbe dorade Coryphène qui nous on salopé le cockpit mais rempli le frigo.

Et deux coryphènes.
Et deux coryphènes.

C’est avec ce beau poisson frais que nous sommes entrés à la Tortuga pour la troisième fois, en faisant bien attention de ne pas finir comme le dernier catamaran, sur le récif d’entrée du mouillage de la Caldera.

Ne pas se fier aux cartes...
Ne pas se fier aux cartes…

Un seul voilier se trouvait mouillé, il est parti au petit matin nous laissant seuls dans ce grand et superbe mouillage rien que pour nous. Ces moments sont uniques et justifient à eux seul ce genre de voyage. Une demie heure après, un banc de poissons, une « matte » s’était formée sous notre voilier à l’abri des oiseaux, seuls vivants avec qui nous cohabitons.

Fanfan ne reste pas inactive, pendant que je nettoie l’hélice sous l’eau sous le regard étonné des poissons, elle confectionne des confitures de Papaye et de fruit de la passion.

Confitures bateau.
Confitures bateau.

En fin d’après midi le catamaran de 50 pieds « Nan Fong » arrive pour partager notre mouillage, nous les avions rencontrés à Margarita. (voir rubrique voiliers de rencontre)

Après une semaine à la Tortuga, Nan Fong est parti vers le continent et nous vers les Roques. Le vent modéré au départ s’est renforcé dans la nuit à 25 nœuds accompagné d’une mer qui est devenue forte et qui a ballotté Amuitz d’un bord sur l’autre jusqu’au petit matin. Vers 4h un contact radio avec les « Guarda Costas » qui patrouillaient au large de l’île Orchilla interdite aux civils nous a permis de constater que les gardes côtes en question ont l’œil bien ouvert.

Mer dure aux Roques.
Mer dure aux Roques.

L’arrivée aux Roqués de nuit étant fortement déconseillée par le sud, nous avons du réduire la voilure progressivement pour ralentir notre progression. En fin de nuit nous n’avions plus qu’un morceau de génois à peine plus grand qu’un tourmentin, la grand voile étant amenée. Les passes des bouches de Sebastopol avec une mer forte d’environ 2 à 3 mètres déferlant et un renforcement du vent à 30 nœuds nous a permis d’enfiler ce passage impressionnant et même de rater le premier virage à droite une fois dans le lagon. Du coup nous nous sommes retrouvés dans le second lagon avec 10 cm d’eau sous la quille !!! Entre des patates de corail. Un demi tour 360° et un slalom avec vent dans le pif au moteur nous a permis de retrouver la route « normale » …

Chaud les Roqués
Chaud les Roqués

C’est la deuxième fois que nous sommes aux Roqués, nous y étions il y a un an tout juste.
Nous avons goûté aux coquillages du récif, « caracoles » et lambis à profusion que Fanfan ramasse depuis son Kayac sans même mettre pied à terre…

Ouverture de Lambis.
Ouverture de Lambis.

En longeant le récif corallien sur un peu plus de 20 km nous avons attrapé un nouveau barracuda, ça tombe bien, le frigo était vide de poisson depuis hier soir.

Un barra de plus...
Un barra de plus…

 

Grenade Hartman Bay.

 

Une semaine à Grenade avec des amis, ça passe vite…

Hartman Bay
Hartman Bay

La superbe petite baie de Hartman Bay, mouillage d’accès délicat, bordé de patates de corail et de récifs divers, nous a accueilli d’autant mieux que l’équipage de Ludmilla se trouvait surplace.

Grenade Hartman Bay
Grenade Hartman Bay

Nous avons profité des installations portuaires pour faire le plein d’eau.

Amuitz fait le plein d'eau à Hartman Bay.
Amuitz fait le plein d’eau à Hartman Bay.

Seul petit bémol, la tenue du mouillage moyenne. Avec 40 mètres de chaîne et une ancre Delta de 20 kilos nous avons dérapé lors d’une survente de moins de trente noeuds. C’est la première fois qu’Amuitz dérape de son mouillage. Nous avons déplacé le bateau et mouillé 70m de chaine, ça bouge nettement moins…

Alan Roura Dock Master.
Alan Roura Dock Master.
Le Bar de Hartman Bar marina.
Le Bar de Hartman Bar marina.

Samedi 28 avril nous reprenons la mer en compagnie du voilier Lasai pour nous rendre au Vénézuéla.

Après une belle balade cet hiver dans les Antilles.

Routes d'Amuitz dans les petites Antilles.
Routes d’Amuitz dans les petites Antilles.
Pavillon de la grenade.
Pavillon de la grenade.

Comme les oiseaux migrateurs

Changement de pavillons de courtoise.
Changement de pavillons de courtoise.

Comme les oiseaux, la migration des voiliers a commencé, descendant doucement en latitude afin de se placer dans une zone présumée à l’abri des cyclones.

Fanfan et Marie Claude de Lasai.
Fanfan et Marie Claude de Lasai.

Dans l’arc antillais l’île de St Martin est placée bien au nord avec ses 18°. Pour se caler en zone « sûre » il faut descendre plus sud que Saba, Statia, Saint Barthélemy, Barbuda, Antigua, Saint Kitts, Névis, Montserrat, Guadeloupe, Dominique, Martinique, Sainte Lucia, Saint Vincent, Grenadines, Barbados, Grenade et Trinidad et Tobago.

Grande anse
Grande anse

C’est au sud de ce front que commence la zone dite « sûre », encore que parfois les cyclones y fassent des apparitions remarquées.

Suivis par Lasai.
Suivis par Lasai.

En ce qui nous concerne, nous avons opté pour la seconde saison cyclonique de nous placer quelque part entre Trinidad et les îles ABC.

Les retrouvailles avec Tadorne et Cap Eol.

p3300588

Cap Eol.
Cap Eol.

La migration a bien démarré avec une première navigation entre St Martin et St Kitts ou nous avons navigué de concert avec le voilier Lasai qui va également vers le sud.

Saint Kitts.
Saint Kitts.

St Kitts a été l’occasion de se reposer quatre jours au calme, au grand calme même, dans une crique solitaire sans âme qui vive.

Un ange.
Un ange.

De jolis fonds, les retrouvailles avec les récifs coralliens et sa population, raies léopards, tortues, poissons de toutes couleurs et coquillages superbes.

Fanfan sous l'eau.
Fanfan sous l’eau.

L’occasion également de bonnes tables avec au menu du thon jaune pêché à la traîne entre St Martin et St Kitts.

La pêche du jour.
La pêche du jour.

La seconde partie entre St Kitts et la Martinique a été plus délicate car les vents de sud sud-est nous ont forcé à une navigation au prés sur les 200 nautiques qui séparent les deux îles.

Amuitz au mouillage.
Amuitz au mouillage.

Nous avons retrouvé avec plaisir l’anse Mitan dans la baie de Fort de France ou sévit encore la vedette de passagers « La Foyalaise » véritable danger ambulant pour tous ceux qui sont au mouillage ou qui naviguent dans le secteur. (Voir rubrique « on n’a pas aimé »)

 

Le lagon de saint Martin

 

Après avoir fait un petit tour dans les environs de St Martin, Amuitz a entrepris une courte navigation d’environ un demi nautique qui nous a pris à peu près deux jours……

Approche du pont.
Approche du pont.

A St Martin, pour ceux qui ne le savent pas, on peut soit mouiller dans les diverses baies donnant sur la mer soit entrer dans le lagon.

C’est joliment dit « le lagon ».

On pourrait même croire que c’est par une passe étroite bordée de récifs et de coraux que l’on pénètre dans le dit lagon ou une fois la passe passée… tout n’est que bonheur.

Pont côté français.
Pont côté français.

Certes, je dois reconnaître que certains amis, voyageurs comme nous sur des voiliers à grand tirant d’eau, nous avaient mis en garde sur l’existence d’un chenal plus ou moins bien balisé côté français. Car j’oubliais, St Martin est divisé en deux parties, une « française » et une autre « hollandaise ».

Le chenal.
Le chenal.

Pour reconnaître la partie dans la quelle vous vous trouvez, rien de plus simple, il suffit de regarder autour de soi. Si vous voyez des yachts, méga yachts et des méga méga yachts, vous êtes côté hollandais. Si vous vous échouez lamentablement au milieu du chenal entre les balises rouge et vertes, vous êtes côté français.

C’est donc côté français que nous sommes passés pour aller dans le lagon. Finalement après des heures de dur labeur et une quille désormais propre de toute trace d’anti-fouling, Amuitz est mouillé par 2,5 mètres de fond côté français.

Même les catas se font piéger.
Même les catas se font piéger.

Comme on est peu de choses finalement, on s’est même réjoui de voir un Catamaran s’échouer comme nous, au même endroit ou presque. A notre décharge, nos 2,08 mètres de tirant d’eau actuels étaient plus handicapants que leur 80 centimètres…

A part ça tout va bien, le lagon côté français est propre, et oui, on ne peut pas en dire autant du côté hollandais.

Je n’ai pas mis de photos de méga yachts, elles ne rentraient pas dans l’écran.

Enfin, que fait-on quand on est sur un gros catamaran au mouillage et que l’on veut conserver son « corps de rêve » ??? Du sport, tiens !

Sport à bord.
Sport à bord.

Antigua

 

Amuitz est ancré dans une des baies de Saint Martin par 18° Nord, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps…

st martin

Nous avons donc remonté l’arc antillais sans soucis, avec des vents modérés, de nouvelles escales pour nous comme Deshaies en Guadeloupe et Antigua, île plus au nord que nous avons atteinte pour mouiller dans sa partie ouest dans Deep Baie.

antigua

Nous n’avions pas de pavillon de courtoisie d’Antigua et manquions de couleurs pour pouvoir en confectionner un. Du coup c’est à l’imprimante que nous avons réalisé un beau pavillon envoyé comme il se doit.

pavillon antigua bricolé

Dans le canal des Saintes nous avons croisé un superbe yacht à voiles, carbone et très haute technologie pour un résultat de vieux gréement qui marche fort !

faucon maltais

(Cf.: Le Faucon Maltais)

Pas d’escale à Montserrat, le volcan est toujours en activité, nous sommes passés à son vent pour éviter les cendres.

volcan montserrat

En chemin, les lignes de pêche ont bien fonctionné, durant l’étape Antigua St Martin, 100 milles de distance, nous avons pêché en 1 heure,

thon à la traine

trois thons, dont un avec la queue sectionnée par un requin devant nous,

thon bouffé par requin

et une superbe dorade coryphène que nous avons commencé à manger le soir même à St Martin en compagnie de la famille, Jacques, Germaine et le fiston Lomig Henri. Lomig qui fait partie de l’équipe de « Budget Marine », le magasin d’accastillage le plus important des Caraïbes.

dorade coriphene

Amuitz entame une cure technique, on vous en parlera plus tard.

Au pied de la montagne pelée…

 

Après avoir attendu dans la baie de Fort de France que la météo se calme un peu, en ce moment les alizés soufflent fort et la mer dans les canaux est très agitée avec des vagues de 3 à 4 mètres, nous avons repris la mer pour une courte étape.

Montagne pelée.
Montagne pelée.

Nous avons mouillé dans l’ancienne capitale de la Martinique, Saint Pierre, détruite en 1902 par l’irruption du Mont Pelé, le volcan qui domine la rade.

Carpediem de Denis et Marité.
Carpediem de Denis et Marité.

Nous avons eu le plaisir de retrouver Denis et Marité du voilier ogien « Carpediem ». Une vieille connaissance qui date de 2005 dans l’île de Porto Santo…

Comme nous ne sommes pas pressés au point de souffrir pour rien, nous avons patienté quelques jours sagement au mouillage de l’anse Mitan ou le vent de NE de 25 nœuds a rechargé à bloc nos batteries. L’occasion également de se rendre à Fort de France pour y faire des courses, un avitaillement que nous avons réalisé en compagnie du sympathique équipage helvète de Ludmilla venu sur Amuitz le temps de la traversée de la superbe baie de Fort de France qui serait idyllique sans les excès de vitesse dans les chenaux des diverses vedettes de transport de passagers, par exemple la vedette « La Foyalaise » de la compagnie Madinina, de loin la moins respectueuse des autres usagers de la mer.

La Foyalaise qui ne respecte personne.
La Foyalaise qui ne respecte personne.

Elle passe à plus de 15 nœuds dans le chenal limité à 5 nœuds, mettant en danger les utilisateurs du plan d’eau qui se plaignent chaque jour de son attitude.

Myriam a testé la barre d’Amuitz par 25 nœuds de vent,

L'équipage de Ludmilla sur Amuitz
L’équipage de Ludmilla sur Amuitz

à 7 nœuds sous génois un peu roulé. D’ailleurs Amuitz se modifie constamment,

dsc_1165

une nouvelle voile est arrivée ainsi qu’un kayak pour Fanfan.

Alan étant le plus léger de l’équipe, nous l’avons envoyé en tête de mât avant de se glisser sur le haut du pataras pour une petite intervention parfaitement menée.

Alan Roura sur le gréement d'Amuitz
Alan Roura sur le gréement d’Amuitz

Nous espérons que le voilier Lasai sera vite prêt et nous rejoindra pour la remontée de l’arc antillais. Lasai qui est en pleins travaux de moteur avec notamment un changement de joint de culasse.

Yoles
Yoles

Dernièrement nous avons eu le loisir de voir au Marin, passer une régate de yoles, ces superbes engins rapides qui ont progressé entre les voiliers aux mouillage, belles carènes et jolis jeux de lest mobiles…

Yoles
Yoles
Penduick 6...
Penduick 6…

Toujours au Marin, nous avons eu la surprise de voir un vieux mais superbe voilier qui est venu mouiller prés de nous, Penduick VI,

Penduick 6
Penduick 6

et oui…nostalgie !

 

Venezuela Santa Fé

 

Nous avons effectué une petite virée en bus pour repérer nos futures navigations dans les dédales nombreux de la côte vénézuélienne qui s’étendent sur des dizaines de milles avec de nombreux mouillages désertiques. Plus personne ne s’y approche sauf en « flottille » tant la crainte des pirates est devenue grande, je dirais même trop grande pour être totalement vraie.

Bateaux pêche Vénézuéla Santa Fé.
Bateaux pêche Vénézuéla Santa Fé.

C’est autour des marinas que cette « panique organisée » est la plus criante. Il faut reconnaître que la délinquance est présente un peu par tout et que cette délinquance arrange bien les affaires des marinas qui ont doublé leurs tarifs en moins de deux ans.

Bistrot Vénézuéla Santa Fé.
Bistrot Vénézuéla Santa Fé.

Donc attention pirates qui tuent etc… on verra bien !
Santa Fe est une petite bourgade de pêcheurs qui comme partout ou presque au Vénézuéla travaillent dur dans des conditions d’hygiène lamentables et avec un manque total de chaîne de froid pour le poisson.

Poisson vente Vénézuéla Santa Fé.
Poisson vente Vénézuéla Santa Fé.

La pêche est stockée à même les pirogues sous le soleil puis débarquée et mise en vente sur des étals de bois non réfrigérés, sans glace et même sans mettre en place les principes faciles de réfrigération naturels qui consistent à mouiller une serpillière d’eau et à placer le bac de poisson ainsi recouvert, à l’ombre et au vent pour créer une ventilation et évaporation qui fait baisser la température !

Découpe du poisson Vénézuéla Santa Fé.
Découpe du poisson Vénézuéla Santa Fé.
Vénézuéla Santa Fé.
Vénézuéla Santa Fé.

Le poisson est donc au chaud, avant d’être vendu et placé dans des sacs plastiques et de nouveau au chaud durant des heures. Il ne faut pas s’étonner si des problèmes d’intoxication alimentaires surviennent. Fort heureusement quelques grosses unités, des bateaux de 25 à 30 mètres débarquent leur pêche dans des criées presque normales à Puerto La cruz et le poisson qui était en glace va rejoindre un camion frigo. Dans les grandes surfaces le poisson est lamentable, il serait immédiatement retiré des étals en Espagne et même en France.

Il ne nous reste plus qu’à aller pêcher le dit poisson comme on fait habituellement mais dans une marina c’est pas facile.

Moralité : Les marinas ont intérêt à ce que les pirates soient dans les mouillages sauvages, du coup on va dans les marinas et comme on peut pas pêcher de poisson on mange de la merde !

 

Bon appétit.

Fêtes de fin d’année en Martinique.

 

Noël en Martinique.

C’est le second noël que nous passons en Martinique. L’année dernière nous venions de traverser l’Atlantique et c’est à terre que nous avions passé le réveillon. Cette fois-ci nous avons réveillonné à bord de Tadorne ou les équipages de Aquilon et de Amuitz avaient élu domicile pour l’occasion.

Noel à bord de Tadorne.
Noel à bord de Tadorne.

Une fois les courses effectuées, Lydia, Corinne et Fanfan ont mis la main à la pâte et les petits plats dans les grands pour cette occasion. Les bateaux étaient mouillés dans la baie de St Anne ou le vent souffle avec détermination !

Notre dernière navigation nous a menés de l’île de Sainte Lucia à la Martinique,

Dernière prise de l'année.
Dernière prise de l’année.

quelques milles seulement et un dernier poisson pour cette année, un Thazar que nous avons mangé avec plaisir.

Téléphone avec la métropole.
Téléphone avec la métropole.

Nous attendons maintenant que la météo veuille bien nous ouvrir les portes pour une remontée en douceur vers la Guadeloupe, en ce moment l’alizé souffle force 5 à 6 et la mer est forte entre les îles.

Venezuela Testigos aux petites Antilles.

 

En janvier 2006 nous avions pu suivre la lueur du phare des Testigos alors que nous passions de nuit au large de ces petites îles vénézuéliennes en route pour l’île de Margarita.

amuitz aux Testigos

Depuis presque un an a passé et nous avons eu le loisir de visiter nombre d’îles et de lieux particuliers, avec du temps, ce qui est un luxe !

amuitz arrive aux testigos

C’est donc en toute logique que notre escale aux « Testigos » s’imposait pour notre retour. Nous y avons rencontré des habitants charmants, tous pêcheurs, hommes comme femmes, nous y avons passé 18 jours coupés du monde ou presque.

amuitz testigos

Tadorne nous y attendait depuis quelques jours, ancré au pied d’une dune de sable au sud de l’île. Les mouillages peuvent être paisibles mais aussi rouleurs et inconfortables, nous avons goûté aux deux.

fanfan pain à bord

Le village étant situé dans une petite île ou se trouvent les Garde côtes, nous avons préféré attendre que ces derniers viennent nous rendre visite sans provoquer le contrôle qui n’est obligatoire que pour les bateaux n’ayant pas encore effectué leur entrée officielle au Vénézuéla, ce qui n’était pas notre cas.

xipirons testigos

Entre Margarita et les Testigos nous avons fait route à trois bateaux, Aquilon de Jean Louis et Corinne, Lasai de Benat et Marie Claude et Amuitz.

dsc_4597-2

Un départ en fin de soirée et une arrivée au lever du jour après une nuit désagréable avec du vent soutenu de face et une mer assez formée.

point météo Testigos

Lasai qui est transformé au point d’être devenu un autre bateau après des mois de travaux à Cumanà, avait grand besoin d’une cérémonie pour lui permettre d’assimiler son nouveau nom « LASAI » et sa nouvelle personnalité.

bapteme Lasai Testigos

Je me suis acquitté de cette tâche lors d’une cérémonie en grande tenue, nous étions huit à bord, une noix de coco fraîchement décalottée nous a servi d’eau bénite après un petit discours de circonstance et une offrande à Neptune à base de rhum du Vénézuéla.

josé maitre cérémonie bapteme lasai

« Lasai » porte deux « Lauburu » (croix basques) qui lui serviront d’yeux afin de les garder bien ouverts en toute circonstance. Lasai à levé l’ancre vers midi, la météo était bonne pour aller vers le sud est à Trinidad sur la route de la Guyane…

Lasai testigos

Chonchon, le gardien des lieux a fêté ses 70 ans…

chonchon testigos

Alors que la météo était encore incertaine…

tornade testigos

Tadorne a suivi peu après mais vers l’Est pour atteindre Grenade, une traversée pénible comme le sont presque tous les retours du Vénézuéla vers l’arc antillais.

img_5354

Eole et Neptune ont veillé sur nous pendant le retour qui nous a mené à Sainte Lucie juste avant la Martinique en moins de 44 heures d’une navigation sans problèmes.

amuitz mouillage testigos

Amuitz se trouve au mouillage de Rodnay Bay ou viennent d’arriver les dizaines de voiliers de l’ARC qui ont traversé l’Atlantique cette année…

C’est reparti pour Amuitz au Vénézuela.

 

Cubagua et Margarita, mouillages sur le chemin de la remontée des antilles.

dsc_0536

C’est reparti pour « Amuitz » qui a largué les amarres du port de Cumanà en compagnie de deux autres voiliers, « Aquilon » de Jean Louis et Corinne et « Lasai » de Benat et Marie Claude.

Corinne d'Aquilon.
Corinne d’Aquilon.

La durée exceptionnellement longue de notre escale à Cumanà s’explique notamment par la préparation de « Lasai » qui a nécessité un coup de main vigoureux.

Lasai
Lasai

« Lasai » est désormais méconnaissable, entièrement révisé, sablé puis repeint des safrans au point, électronique neuve, pilote hydraulique, panneaux solaires, éolienne, bagues des safrans refaits à neuf et modifiés, moteur révisé et repeint, joint tournant remplacé, parc à batteries neuf en Troyan 6volts, accastillage revu, bout dehors pour spi asymétrique ajouté, etc etc…

Du coup nous voilà de nouveau sur l’eau avec une première escale au mouillage de Cubagua pour renouer avec ce qui devrait être pendant assez longtemps le mode de vie sur Amuitz, les mouillages. Cubagua a été l’occasion de rendre une visite à la famille de pêcheurs qui vit à l’année sur place, Fanfan avait prévu des petits cadeaux pour les enfants de Iris qui entre nos deux visites a agrandi sa famille d’un nouveau bébé, ce qui porte à sept le nombre d’enfants de cette jeune femme de 35 ans.

Le lendemain nous avons remis en route pour rejoindre l’île de Margarita et le mouillage qui nous avait vus arriver en janvier 2006 au Vénézuéla.

Fanfan teste la sangle.
Fanfan teste la sangle.

Nous avons retrouvé « Tadorne » avec Gégé et Lydia qui vont également remonter l’arc antillais en passant par les îles des Testigos.
Durant le voyage, Fanfan a confectionné une sangle de levage pour le moteur de l’annexe, ce qui sera plus pratique pour le monter et démonter.

Nous sommes donc à Margarita pour faire des vivres avant de reprendre la mer dans quelques jours. Tout va bien à bord, nous avons mis en place notre « petit » génois ramené du Pays basque, et il marche bien.

Ravitaillement à Margarita.
Ravitaillement à Margarita.

dsc_0569

Vénézuéla ,Cumana.

Position:

-Latitude : 10° – 28,75mn Nord
-Longitude : 64° – 11,28mn Ouest

Attention comme dans l’ensemble des zones du Vénézuéla, les cartes sont mal géoréférencées, les positions données par nos soins sont des relevés de GPS pris sur place.

Situé à l’entrée même du golfe de Cariaco, le port de plaisance de Cumanà dispose de quelques places tout le long de l’année pour des unités de tout type ou presque.

Pour s’y rendre, la plupart du temps en venant de l’île Margarita ou du parc de Mochima, on se rend au point GPS 10°28.75 Nord et 64°11.28 Ouest.

Un chenal fait de bouées rouges et vertes, chenal éclairé la nuit permet l’arrivée sans soucis. Les fonds remontent vite et on rentre avec moins de 3 mètres de fond quand même.

Une fois dedans, il faut attendre que le personnel du port, nombreux, vienne pour nous indiquer un emplacement. Certes les pontons sont très loin d’être au niveau des standards européens mais on arrive à s’y amarrer en remontant les pare battages. Les pontons sont fixes, les marées du secteur ne dépassant pas les 70 centimètres.

On trouve de l’eau et de l’électricité sur les pontons, même du 220 volts. Les connexions sont obsolètes, au mieux vous y trouverez un « domino » pour se brancher, pas de terre, bien entendu. En revanche l’ampérage est énorme, plus de 60 A sur chaque ligne ! Attention encore, souvent les chargeurs de batteries rendent l’âme, la fréquence du 220V n’étant pas la même que chez nous…

Carte entrée port Cumana Venezuela.
Carte entrée port Cumana Venezuela.

Le port de Cumanagoto, c’est le nom complet, est très bien sécurisé depuis quelques mois, des vigiles en grand nombre y travaillent de manière correcte. Un des intérêts du lieu réside dans la présence d’un centre commercial tout contre la marina qui permet de se restaurer, d’aller sur internet, de téléphoner, de charger des devises etc… tout ceci sans aller en ville, ce qui est souvent un détail intéressant au Vénézuéla.

Pour faire le plein de gasoil ou d’essence, une pompe est installée à l’entrée du port sur bâbord. Attention les fonds remontent vite côté gauche en regardant la pompe de face. Les prix sont officiels, 3,20 euros (trois euros vingt centimes) le plein de 200 litres de gasoil (il n’y a pas d’erreurs). Qui dit mieux ?

Jose Arocena

Vénézuéla Cubagua.

Position,:

-Latitude : 10° – 49,77mn Nord
-Longitude : 64° – 9,85mn Ouest

Attention comme dans l’ensemble des zones du Vénézuéla, les cartes sont mal géoréférencées, les positions données par nos soins sont des relevés de GPS pris sur place. Cartes IMRAY N° MIOD12SO.

Cubagua,

Petite île presque déserte si l’on oublie les deux familles de pêcheurs qui y vivent à l’année dans un dénuement impressionnant.

Cubagua Vénézuéla.
Cubagua Vénézuéla.

Située à 6 milles de Margarita mais à 25 milles de Porlamar, Cubagua est une escale intéressante lorsque l’on se rend vers Tortuga ou Puerto La Cruz mais aussi lorsque l’on va à Margarita, contre les vents dominants…

Pas de complications particulières à Cubagua côté navigations. Deux pointes avec chacune son phare Punta Brasil à l’Ouest et Punta Charagato au nord est. Bien arrondir l’ensemble des extrémités de Cubagua et pointer sur une petite baie qui coupe bien la mer et même le vent.

Viser 10°49,78 N 64°09,87 W et vous serez dans la baie de Charagato facilement repérable grace à l’épace d’un ferry planté depuis des lustres sur un récif au nord.

Vous pouvez mouiller au sud de l’épave, pres des cabannes de pêcheurs sur fond de sable de bonne tenue.

Vous pouvez aussi vous déplacer vers le fond de la baie, prés d’un ponton qui accueillera votre annexe et vous laissera le loisir de marcher autour de l’île ou se trouvent des vestiges de la présence des conquistadors espagnols…

Mouillage Cubagua.
Mouillage Cubagua.

Jose Arocena

Vénézuéla Las Aves de Barlovento.

Position:

-Latitude : 11° – 56,25mn Nord
-Longitude : 67° – 27,10mn Ouest

Attention comme dans l’ensemble des zones du Vénézuéla, les cartes sont mal géoréférencées, les positions données par nos soins sont des relevés de GPS pris sur place. Ayez l’oeil bien ouvert dans les Roques on navigue à la couleur de l’eau. Cartes IMRAY N° MI0D22S0. Pas d’entrée de nuit si c’est la première fois…

Las aves de barlovento.
Las aves de barlovento.

Situées le plus à l’Ouest des îles du Vénézuéla, les Aves sont la porte dentrée pour se rendre sur les A.B.C, Bonnaire, Curaçao et Aruba, dans l’ordre d’apparition…

Comme pour les Roques, il s’agit d’un récif corallien, de deux récifs formant des lagons protégés et presque déserts en comparaison avec les autres îles des Caraïbes.

dsc_9808

35 milles séparent les Aves de Barlovento (au vent) de la sortie des Roques par la partie la plus Ouest de l’archipel.

Une navigation qui se fait au portant avec du vent presque toute l’année, pour notre part nous n’en avons jamais eu moins de 20 noeuds.

Particularité des Aves, un phare qui fonctionne la nuit!!! Au début on pense que l’on allucine, trop abusé du rhum vénézuélien mais non, il fonctionne. Précision: il fonctionnait au mois de juin 2006, il faut être un peu prudent dans le secteur.

Pylone repère, arrivée aux Aves.
Pylone repère, arrivée aux Aves.

L’entrée est facile, les fonds montent vite passant de 20 mètres à 6 mètres mais on voit les passes, le phare est sur tribord, une tourelle metallique assez haute.

Une fois dedans, même procédure pour se déplacer, la couleur de l’eau.

dsc_3921

Tois mouillages sont possibles, le premier est occupé par les pêcheurs, c’est le plus abrité en cas de fort vent et il y a de la place pour tous. Le second plus à l’Est est situé devant une mangrove qui fait tout le tour du récif sur ce côté. Bon mouillage sur fond de 3 à 8 mètres selon positionnement. Le dernier encore plus à l’Est est le plus sauvage, acces en slalom mais peu protégé du clapot et du vent.

Las aves
Las aves

 

Les îles des Aves sont totalement sauvages… Quelques pêcheurs saisonniers et quelques voiliers de passage sur la route de Panama, c’est tout. Le récif corallien est bordé par une grande mangrove où nichent des milliers d’oiseaux de toutes espèces. Nous ne connaissons pas les noms de tous les oiseaux mais on y trouve concentré presque tout ce qui se fait dans les Caraïbes. Cela va du fou de bassan aux pélicans en passant par les Bobbys aux pieds bleus.

Pas beaucoup de poissons dans les fonds… Nous avons trouvé l’explication assez vite. Les pêcheurs plongent et ramassent tout, langoustes et poissons, en se servant de compresseurs sur leurs bateaux. La pêche en apnée est autorisée, celle avec bouteilles ou narguilé est interdite mais les pêcheurs passent outre. De plus, ceux qui ne plongent pas posent des filets maillants sur tous les fonds qui deviennent presque désertiques !

Jose Arocena

Vénézuéla Isla Larga.

 

Position:

-Latitude : 10° – 30,10mn Nord
-Longitude : 68° – 0,10mn Ouest

Attention comme dans l’ensemble des zones du Vénézuéla, les cartes sont mal géoréférencées, les positions données par nos soins sont des relevés de GPS pris sur place.

Au Vénézuéla en revenant des îles Aves à l’ouest de l’archipel vous aurez souvent du mal à gagner facilement sur l’Est dans l’optique d’une remontée vers Puerto La Cruz ou vers Margarita, par exemple.

Une des solutions consiste à faire route vers le continent et à longer par sauts de puce, le littoral avec souvent du vent contraire…

Dans cette optique un atterrage sur le port de Puerto Cabello est classique. L’approche est claire et l’entrée facile bien qu’encombrée.

Pour notre part nous avons préféré faire quelques milles de plus et aller sur la petite île de Isla Larga qui est un excellent refuge notamment contre la houle qui peut être forte au passage des fronts et des ondes tropicales.

Pointer sur 10°30.54 Nord et 68°00.52 Ouest, vous serez sur un alignement qui va vous mener en douceur vers l’île en question en faisant un Cap 115°.

Sur votre tribord Puerto Cabello puis l’île Isla del Rey alors que sur bâbord défilent les îles Alcatraz et Santo Domingo, cette dernière habitée par des militaires.

Si la mer est formée, vous la sentirez se calmer à l’approche de Isla Larga, c’est radical.

Carte isla larga Vénézuéla
Carte isla larga Vénézuéla

Entre le point GPS et l’île moins de 4 nautiques à couvrir.

Pour rentrer dans la partie du mouillage vous devrez continuer sur ce cap jusqu’au point 10°28.96 Nord et 67°57.08 Ouest. Cela dit un amer de taille vous permettra de rentrer facilement. Deux grands pylônes sont à aligner, vous devrez alors obliquer de presque 90° sur bâbord pour suivre l’alignement sur une route au 36°.

De part et d’autre des patates de corail délimitent l’entrée, bien qu’il soit possible de rentrer en suivant la côte.

Les fonds sont importants, nous avons mouillé par 15 mètres de fond, nous ne voulions pas trop nous approcher de la plage qui était occupée par les vénézuéliens en fin de semaine.

L’abri est excellent, tant du vent que de la mer à tel point que l’on peut être surpris de la présence de la houle en repartant, quelques jours plus tard.

On n’y trouve rien ou presque sur l’île Larga qui est un RDV estival des habitants de Puerto Cabello.

Carte Imray MIOD 21S1. Ou British Hydrographic Office N° 1628 A.

José Arocena

Vénézuéla Mochima.

Position:

-Latitude : 10° – 21,10mn Nord
-Longitude : 64° – 20,55mn Ouest

Attention comme dans l’ensemble des zones du Vénézuéla, les cartes sont mal géoréférencées, les positions données par nos soins sont des relevés de GPS pris sur place. Ayez l’oeil bien ouvert dans les Roques on navigue à la couleur de l’eau. Cartes IMRAY N° MID131S5. Entrée possible de nuit mais à éviter.

venezuela mochima carte
venezuela mochima carte
Entrée Mochima
Entrée Mochima

Le Vénézuéla est situé en principe hors zone cyclonique. Malgré tout lorsqu’un cyclone sévit assez bas dans les antilles, comme à Grenade, ses effets se ressentent même au Vénézuéla. Mochima est alors un excellent endroit pour se proteger totalement et facilement. Démarrez à 10°24,106 Nord et 64°20,950 Ouest, vous serez juste à l’entrée de l’alignement qui descend sur un peu plus de 3 nautiques. Passez au milieu, il y a de l’eau partout sans danger. Arrivé au fond, le village est sur la droite, une mangrove devant, le mouillage est vaste et de bonne tenue.

Mochima mouillage protégé.
Mochima mouillage protégé.

Un village tourné presque en totalité sur l’écho tourisme dans le parc de Mochima.

Des le matin les lanchas par dizaines, emmènent des touristes locaux vers des plages uniquement accessibles par la mer.

dsc_2616

Le ballet reprend dans l’après midi pour ramener tout ce beau monde vers Mochima.

Mochima est une langue de terre située au fond de la baie elle-même entourée de hautes collines protectrices. Le vent y est faible, l’eau 2 à 3° plus chaude qu’ailleurs et le mouillage semble tenir bien sur fond de 10m de sable et vase.

Mochima est composé de petites maisons qui ont toutes la particularité d’avoir des chambres à louer. Quelques restaurants au bord de l’eau, des bains municipaux ou l’on peut pour 1000 Bolivars (30 ctl d’euros) se doucher, chose pas courante et très appréciable.

Peu de pêche dans le secteur ou la chasse sous-marine est interdite, les fonds ne sont pas totalement limpides mais aux vues des pélicans qui plongent sans répit, il doit y avoir du poisson dans l’eau.

Le mouillage de Mochima et le village.

Village vu du mouillage
Village vu du mouillage

Jose Arocena

Vénézuéla La Blanquilla.

Position:

-Latitude : 11° – 49,17mn Nord
-Longitude : 64° – 36,10mn Ouest

Attention comme dans l’ensemble des zones du Vénézuéla, les cartes sont mal géoréférencées, les positions données par nos soins sont des relevés de GPS pris sur place. Cartes IMRAY N° MID14S2.

La Blanquilla.

carte la blanquilla Vénézuéla.
carte la blanquilla Vénézuéla.

Située à 70 milles au Nord Ouest de l’île de Margarita, l’île de la Blanquilla est une des îles les moins fréquentées du secteur bien qu’étant un havre de paix pemettant de se hisser à la latitude des Roques que l’on peut visiter par la suite facilement.

Si vous partez de Margarita, un départ au beau milieu de la nuit permet une arrivée de jour, indispensable.

Nous avons eu un vent assez faible mais un courant fort qui nous ont permis de joindre la Blanquilla dans de bonnes conditions. Pas de pêche en route, une des lignes de traîne a cassé net, il faut dire que le secteur est réputé être infesté de requins aux environs des « hermanos », un groupe de 6 îlets que nous avons longé à 10 milles de la Blanquilla.

La Blanquilla est une île habitée par un petit groupe de garde côtes et par quelques pêcheurs qui relâchent le temps d’une nuit.

En arrivant sur la Blanquilla, notre centrale de navigation ne veut plus fonctionner, nous privant du sondeur dans des fonds mal cartographiés et faussement positionnés par GPS (…)

mouillage de la Blanquilla Vénézuéla
mouillage de la Blanquilla Vénézuéla

C’est au jugé que nous décidons de rentrer dans une minuscule baie, scrutant les fonds à la couleur. Plus c’est bleu foncé, plus c’est profond. Arrivés prés de la côte, nous tombons sur des fonds limpides et c’est à la sonde à main que nous finalisons notre arrivée entre des coraux et du sable blanc. Finalement nous avons mouillé par 2,5m de fond, il restera à peine 50cm sous la quille d’Amuitz qui se balance dans une piscine cristalline. « Dahu » et « Aquilon » deux autres voiliers restés un peu en arrière suivront notre exemple et mouilleront prés de nous.

Pour s’y rendre pointer sur 11°49,12 Nord et 64°36,10 Ouest. Vous serez juste en face d’un phare située à l’intérieur des terres mais bien visible. Avec la prudence habituelle vous pouvez pénétrer dans la crique bordée d’une plage de sable blanc et mouiller totalement à l’abri par 2,50 mètres d’eau.

Cette crique est un point d’arrivée mais rapidement vous changerez de mouillage à cause d’un groupe électrogène qui tourne en permanence, il alimente en électricité la petite base des garde côtes qui viendront vous voir, soit à la nage soit en canot. Nous avons rendu une visite de courtoisie à la base, discuté avec son Cdt et accepté une visite de « sécurité » à bord, plus symbolique qu’autre chose, l’occasion pour eux de noter dans leurs livres une « opération de contrôle ».

Les équipes de garde côtes changent tous les mois, si vous arrivez en fin de séjour, des cigarettes seront appréciées par les marins qui peuvent vous fournir de l’eau douce sur demande.

La blanquilla marine nationale
La blanquilla marine nationale

La Blanquilla c’est aussi d’autres mouillages tout le long de la côte sous le vent.

A un mille de la base des garde côtes, vous trouverez une entrée claire qui donne sur un superbe fond qui est bordé de coraux. Le mouillage 11°49,169 N 64°36,92 W est de bonne tenue sur fond de sable clair. Vous pouvez y rester des jours entiers sans que rien ne vienne troubler cette quiétude.

Autre mouillage plus fréquenté, « El Yaqué » juste derrière le pointe des Bobos.

Facile d’accés, deux superbes palmiers servent d’amer, vous y allez tout droit à la verticale.

dsc_2148

Pos 11°50,25 Nord 64°38,74 Ouest.

D’autres mouillages sont possibles dans le secteur, une tache de sable et on peut mouiller.

Seul bémol, en cas de vent, la partie située au nord de la punta de la Aguada est roulante et les mouillages désagréables.

Les balades autour de l’île de la Blanquilla sont parfois difficiles à cause des magnifiques cactus qui se plantent dans les jambes au passage et qui tiennent tels des hameçons.

img_1417bis

Jose Arocena