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Apprendre à bien mouiller...

date - 21/05/2011

Une ancre à l’avant et une autre à l’arrière...

L’art de planter sa pioche correctement a donné l’occasion de plusieurs ouvrages dont certains de référence. Je ne prétends nullement faire de même.

Au bout de plusieurs années de mouillages constants entre les caraïbes et la Polynésie, la pratique et l’observation des méthodes de mouillage fait partie des moments importants de la vie foraine.

Dans certaines zones du monde, des pratiques s’imposent par le simple fait du plus grand nombre, même si le dit grand nombre à tort.

Désormais presque plus personne ne se déplace sans avoir épluché LE guide qui dit tout. Pour peu que ce guide soit un guide étatsunien, il est fort à parier qu’une préconisation de l’utilisation de deux ancres soit signalé.

La plupart du temps, c’est la houle qui prétendument doit arriver, qui est la cause justificative de cette préconisation, devenue de fait une obligation.

Que constate-t-on dans les mouillages : Des voiliers mouillés à l’aide de deux ancres dont une sur l’arrière. Cette pratique que l’on peut comprendre par houle forte, permet de positionner le voilier le plus possible face à la houle afin d’éviter le roulis...

Cette pratique par temps calme et mouillage bondé, situation la plus courante, arrive à saturer le plan d’eau et à rendre presque impossible un mouillage correct.

Les voiliers ainsi mouillés n’évitent plus, tenus par les deux extrémités, alignés comme dans un port de plaisance ! Du coup la place disponible est fortement réduite. Impossible de mouiller une seule ancre au beau milieu de bateaux mouillés par les deux bouts. Autre élément à prendre en compte, des que le vent souffle de travers, le fardage est tel que la tenue s’en trouve amoindrie et que les mouillages dérapent tant et plus.

Enfin, je signale l’absence de sens marin des voiliers qui voyant loin des autres un bateau mouillé sur une seule ancre, plantent leurs deux pioches pres du dit bateau, empêchant ce dernier d’éviter normalement. En clair, si vous refusez de rouler un peu au mouillage et de vivre sans vous référer aveuglement aux guides, restez à terre, aucun roulis ne viendra troubler vos nuits.

José Arocena

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