Quels sont les polluants ?

Les polluants ou les contaminants proviennent des métaux lourds comme le mercure, le cadmium, le zinc, le plomb, l’arsenic… lesquels sont liés à l’activité humaine (industrie, agriculture), source majeure de contamination de la chaîne alimentaire. On trouve du mercure dans le foie, du cadmium dans les reins… 6 dauphins sur 33 analysés sur notre côte souffrent de contamination importante par les toxiques, c’est-à-dire par les métaux lourds ce qui est loin d’être négligeable.

On distingue les PCB, Polychlorobiphenyls, issus des dérivés du Chlore qui sont rejetés en eau douce par les entreprises qui utilisent des produits de recyclage, par la pollution domestique et agricole, les pesticides… et les DDT (une vingtaine de produits chimiques), produits d’entretien, vaisselle, lessive… et les HAP (Hydrocarbure Aromatique Polycyclique) composés présents dans l’eau, l’air, le sol et les sédiments, témoins de valeurs cancérigènes.

Le cétacé comme tout être vivant vit avec des parasites internes et externes, bénéfiques ou maléfiques, selon les cas. Ces parasites ne provoquent pas toujours la mort car l’organisme a sa propre défense immunitaire. La vie n’est jamais vierge! Mais la conjugaison entre tous ces polluants et les parasites font que l’organisme de l’animal devient immuno-déficient, il ne peut plus s’auto-équilibrer et en conséquence le cétacé est en danger.

En s’accumulant tout au long de la chaîne alimentaire, cette conjugaison des toxiques peut provoquer la mort autant des adultes que des jeunes. 
Alexandre Dewez.

Les huîtres, grands indicateurs 

Les huîtres, petits témoins par la taille, sont des grands indicateurs de contamination bactérienne et contamination chimique de nos estuaires, authentiques filtres de la mer. Le Réseau Nationale d’Observation, RNO, a observé depuis 25 ans la qualité du milieu marin. 80 points d’observation ont été retenus sur l’ensemble du littoral.

IFREMER (Institut Français de Recherche Scientifique) a étudié le comportement des huîtres en 3 points de l’Adour, Nivelle et Bidassoa de 1989 à 1997 (REMI) Le Rapport de Claude Pellier, IFREMER communiqué au Comité Local des Pêches de Bayonne fait les observations suivantes :

Contamination bactérienne : Les trois rivières de la Côte Basque se caractérisent par des niveaux de contamination élevés, interdisant toute exploitation des coquillages dans les estuaires (arrêté préfectoral du 16/2/1996). Le seuil de contamination est de 6.000 à 60.000 coliformes fécaux (bactéries d’origine humaine ou animale), le seuil au-delà duquel les coquillages ne peuvent être consommés sans traitement étant 300 coli.

Contamination chimique Les observations décèlent une contamination chimique "supérieure à la normale" que ce soit pour la présence des métaux lourds comme le Méthylmercure (Me hg) : le seul qui ait entraîné mort d’homme, le cuivre, le zinc ou le plomb (Bidassoa) ou pour les 3 familles de molécules chimiques hautement toxiques : le DDT (insecticides); le PCB; et les Hydrocarbures Polyaromatiques (molécules toxiques présentes dans les pétroles).

Suite


Droits d'auteurs
Sommaire
Pêche  Marine marchande  Voile Produits de la Mer  Dossiers techniques Archives  Livres maritimes  Petites annonces    Histoires courtes  Recettes de cuisine  Artistes  Liens maritimes